Un appel depuis le Canada: “L’évaluation pour un monde meilleur”

La société canadienne d’évaluation (Scé) s’est donnée pour son 36ème congrès un ambitieux intitulé : “L’évaluation pour un monde meilleur“.

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Amis francophones, ce colloque d’envergue internationale se tiendra en Province de Québec, à Montréal du 24 au 27 mai.

A cette occasion, la société québécoise d’évaluation prépare un numéro spécial de son bulletin sous le thème de l’Année internationale de l’évaluation au Québec et ailleurs, pour mettre l’expertise québécoise sous les projecteurs

En 2000 mots et avant le 31 mars, il s’agit de décrire des théories, approches et outils prometteurs pour que l’évaluation contribue à améliorer le monde dans lequel nous vivons.

A noter que la Scé propose un programme de jumelage, pour vous qui venez de l’étranger découvrir les pratiques canadiennes. Plus d’information sur la page de Jum-éval. Les tarifs d’inscriptions sont plus favorables jusqu’à début avril, ne tardez point.

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2 réflexions au sujet de « Un appel depuis le Canada: “L’évaluation pour un monde meilleur” »

  1. L’évaluation pour un monde meilleur, ben voyons.
    Grâce à l’évaluation, d’ici à 10 ans, la faim dans le monde ne sera plus ; Cabu aura ressuscité et les fonds marins auront retrouvé leurs éclats perdus.
    Faut-il poursuivre ?!
    Une assertion aussi facile à caricaturer, « l’évaluation pour un monde meilleur », une assertion aussi facile à tordre sous le coup de l’ironie a-t-elle quelque chance d’avoir la moindre portée ?
    Ô de portée, elle aura : je ne connais pas d’évaluateur assez hurluberlu pour souhaiter que son métier desserve le monde –à moins que le diable ne propose un pacte avec largesse de vue concernant les honoraires par jour peut-être ?!
    Mais de portée hors du cercle restreint des évaluateurs et de leurs affidés ? Hum hum hum, voici toux qui n’a rien de virale mais se veut dubitative.
    Résumons :
    De 1, l’évaluation se taille sa part du lion dans les méthodes d’action, bon an mal elle place ses pions sur l’échiquier… Disons qu’elle estime pouvoir apporter sa pierre à l’édifice et qu’il serait dommage, qu’en premier lieu, elle ne croit pas en ses capacités à faire et à faire aussi bien que possible !
    De 2, l’évaluation bouscule son monde… et les voix ne sont ni rares ni bêtes à lever à son encontre une argumentation aussi sérieuse que passionnée. Loin de servir une cause noble, l’évaluation serait le suppôt de Satan, j’exagère à peine les comptes rendus de certains colloques pour le moins édifiants dans la critique de l’évaluation.
    De 3, l’évaluation canadienne fait le choix de frapper un grand coup, et l’affirme avec la finesse des baleines qui croisent ses côtes : l’évaluation pour un monde meilleur, oui oui oui !
    Soyons peinés de la tournure des choses. On aurait aimé que l’évaluation tire les leçons des corporatismes lénifiants, prêts à toutes les incongruités intellectuelles pour vanter leur mérite et faire briller soulier, réputation et compte en banque. On aurait aimé pouvoir donner une réponse aux contempteurs à l’emporte-pièce et que cette réponse ait un rapport avec ce qu’elle défend : qu’elle soit dans une démonstration la plus précise possible à la force d’une recherche d’objectivité.
    Que nenni, l’évaluation s’affirme, s’emballe, parade et tombe le masque : elle avoue son ambition secrète et passionnée : je veux sauver le monde !
    Les sauveurs sont malheureusement souvent de grands malades, de ces malades qui s’intéressent peu ou pas aux autres et à leur environnement, voire nourrissent le besoin d’asseoir leur emprise, aie aie aie !
    Souhaitons-nous de convaincre sans recourir à des messages de charlatans. D’intéresser plus que de convaincre. De mobiliser les énergies sans leur ôter le doute qui les en rend plus riches.
    Et commençons par répondre aux questions évaluatives qu’on nous pose avant de clamer à la face du monde (et surtout de nous-mêmes) que nous sommes beaux, forts et gentils.
    L’évaluation pour un monde meilleur… L’affichage d’un tel message tue dans l’œuf tout ce qui suit… quel dommage.
    Le monde n’a pas besoin de nous, qu’on se le dise.

  2. Bonjour Georges,

    Je pense que vous prêtez plus d’intentions à l’évaluation qu’elle ne le souhaite. Vous vous emballez dès le début de votre commentaire en parlant de sauver le monde alors que l’assertion “L’évaluation pour un monde meilleur” suggère tout au plus que l’évaluation participera à un monde meilleur.

    L’évaluation ne sauvera pas le monde, mais aussi faible considérez-vous sa portée, elle a son utilité. Le monde a besoin de l’évaluation, mais pas seulement. Surtout dans une période où la défiance envers les autorités, envers les dirigeants et les Etats nous fait perdre confiance envers ceux qui dirigent ce monde. L’évaluation peut apporter, à condition d’être transparente, un regain de confiance. Elle ne changera pas tout, mais elle y participera.

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