L’évaluation et le jargon

Chers lecteurs, permettez un pas de côté apporté par un article de rue 89 intitulé “De l’ennui comme arme de diversion massive” où l’auteur détaille les sources –  et les conséquences – des jargons professionnels.

A force de conférences de rédaction où l’on constate que malgré toute l’ingéniosité déployée, le sujet continue à n’intéresser (presque) personne, on est bien obligé de finir par se poser sérieusement la question : y aurait-t-il une tactique de l’ennui ?

Le jargon, la dissimulation, l’ennui puis … l’anesthésie.

John Clarke/Flickr/CC

John Clarke/Flickr/CC

Ce qui est certain, c’est qu’il y a, dans certains cas, un choix délibéré de termes neutres, abstraits et peu évocateurs. C’est le principe même du jargon, qui était d’abord la langue secrète des malfaiteurs au Moyen Age

Ainsi, le jargon aurait aussi une dimension de dissimulation visant à provoquer l’ennui, éviter la controverse. Endormir le public en quelque sorte.

Pensez-y la prochaine fois qu’un titre sur « la neutralité du Net », « la restructuration de la dette » ou « l’évaluation des politiques publiques » vous donnera envie de bailler et de cliquer sur un petit chat.

et vous, trouvez-vous que les habitués de l’évaluation de politiques publiques jargonnent? et votre vigie jargonne-t-elle ?

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3 réflexions au sujet de « L’évaluation et le jargon »

    • Je suis d’accord avec Thomas, mais l’on pourrait tout aussi bien affirmer que la contribution des citoyens au changement ne pourra être pertinente qu’à la condition d’impacter durablement les processus participatifs pluri-acteurs à l’échelle locale, mais aussi au niveau de territorialités émergentes.

    • Thomas, il y a bien pire, ou mieux, c’est selon! on peut entendre depuis plus de 30 ans le ronron du chat à longueur de radio-télé sur l’air séduisant mais ô combien chiantissime du “il faut réduire les dépenses publiques, simplifier les procédures, fluidifier les échanges, libérer les énergies et renforcer la compétitivité des acteurs économiques, pour créer de la croissance et des emplois.” CQFD. Que de mots simples pour un jargon qui lui semble parfaitement passer dans les médias. Bonne journée

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