La SFE présente le 1er baromètre de l’évaluation

Le 17 novembre au Sénat, la SFE a présenté le produit de son observatoire : le 1er baromètre des évaluations réalisées en France. (voir cet autre article sur la base de rapports utilisée par la SFE).

La présentation a été une réussite côté tribune, devant un public que l’on pourrait regretter d’être trop choisi : je suis sûr que vous auriez aimé être présent !

Tout d’abord remerciement et félicitations aux personnes qui ont consacré pas mal de temps à ce projet (voir le document en fin d’article) :

2014-12-08 20_28_21-SFE-Barometre_2014.pdf - Adobe Reader

Voici en rattrapage les quelques phrases clefs retenues par la Vigie, complémentaire de la synthèse sur le blog de Colette Lanson.

Thierry Mandon,Secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat,  s’est déplacé pour faire part de ses 3 ambitions pour l’évaluation en France :

  • Poursuivre la modernisation de l’Etat, qui progresse (mais il ne faut pas attendre le grand soir !)
  • Faire beaucoup plus d’évaluation ex-ante, en appui à un débat pré-législatif plus riche. Dans cet esprit devrait être créé un comité de contre-expertise pour tous les textes créent des charges pour les acteurs économiques au 1er janvier 2015 (depuis nous avons appris que cette autorité indépendante devrait être composée de neuf entreprises choisies. Pas exactement ce que nous nous étions imaginés).
  • Associer les décideurs politiques aux évaluations.

Ces évolutions vont dans le sens du « modèle anglais », imposant l’évaluation dans  le cycle de toute politique avec notamment des « clauses de revoyure » d’évaluation.

Mon malicieux voisin me fit alors remarquer que la France semble avoir oublié cette pratique depuis la mise en place du RMI par Rocard il y a plus de vingt ans !

 

Ensuite Didier Migaud a souligné les progrès bien timides de l’évaluation en France depuis 25 ans. Le premier Président de la Cour des comptes avance l’explication culturelle d’un pays où le débat est vif avant le vote des lois, mais qui se désintéresse plutôt des résultats après coup. « On est souvent les premiers pour le niveau de dépenses, mais rarement les premiers quand les résultats sont mesurés » s’étonne-t-il.

Pour autant, le baromètre montre la réalité d’une pratique évaluative, dont il salue la variété d’approches et d’acteurs – l’évaluation ayant plus besoin de la diversité des regard que d’un chef de file bureaucratique.

 

Enfin, Pernelle SMIT, précédente présidente de la Société Québécoise de l’Evaluation des Programmes (SQEP) ouvre sur quelques comparaisons internationales :

  • Le Brésil recours à l’évaluation de manière systématique, avec une instance pluraliste et même plutôt opposante ;
  • Au Chili, on mesure d’abord la pertinence avec de s’intéresser à l’efficacité (sur base d’analyse documentaire, avec une synthèse publiée pour confrontation avec l’opinion)
  • En Asie du Sud Est, certains pays font de l’évaluation un acte de
  • Certains pays font de l’évaluation un prétexte pour l’association des usagers et citoyens (empowerment evaluarion).

Pour le reste de la présentation, je vous laisse consulter la publication originale, dont la maquette est soignée et la consultation rapide et instructive.

Télécharger (PDF, Inconnu)

2 réflexions au sujet de « La SFE présente le 1er baromètre de l’évaluation »

  1. Ping : Où trouver des rapports d’évaluation? | La Vigie de l'évaluation

  2. Ping : Bilan de 2 ans d’évaluations gouvernementales | La Vigie de l'évaluation

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