Le SGMAP fait le point sur l’évaluation

Le SGMAP a présenté le 19 mai 2016 un point d’étape complet à l’occasion du séminaire organisé à la maison de la radio.

Le bilan d’avancement des évaluations lancées par la MAP et suivies par le SGMAP se stabilise, avec 13 lancements en 2015 et 67 évaluations achevées à ce jour.

[Nota : pour vous y retrouver parmi les sigles, consulter l’article de rappel Qui sont les acteurs de l’évaluation gouvernementale ?]2016-06-03 22_58_49-Évaluations des politiques publiques _ les impacts à la loupe _ Modernisation

A défaut d’avoir pu couvrir l’événement, la Vigie invite ses lecteurs à consulter les temps forts de ce séminaire présentés sur le site du SGMAP, et relatés aussi sur le site localtis.info. Votre contribution sous forme de billet ou de commentaire est aussi bienvenue !

Le séminaire a également été l’occasion de mettre à jour la plaquette de présentation de la démarche d’évaluation de politiques publiques (pdf) et le rapport d’activité 2015 du SGMAP.

Bilan de l'epp en 2015 par le SGMAP

Une bonne photographie de l’année 2015 pour l’évaluation de politiques publiques en France.

La plaquette de l’EPP

Télécharger (PDF, 841KB)

 

Une réflexion au sujet de « Le SGMAP fait le point sur l’évaluation »

  1. Bonjour,

    Nous y étions également. Pour notre part, nous en tirons un bilan mi-figue mi-raisin:

    d’abord, c’est une excellente chose de voir les services de l’État échanger sur leur pratique, et en plus de le faire en public;
    ensuite, on mesure le chemin parcouru en à peine quelques années: lors du précédent séminaire tenu à la Maison de la Radio, on sentait que le pluralisme était encore un gros mot dans la bouche de nombreux Inspecteurs présents; là, on parle de co-construction, de consensus entre les parties prenantes, on voit que c’est entré dans les pratiques;
    pourtant, ce qui continue à frapper, c’est cette idée que l’État s’est lancé dans une démarche expérimentale et qu’il doit à toute force trouver sa propre voie de faire des évaluations. Ce que l’on sent en sous-main, c’est la forte hétérogénéité dans la qualité des évaluations, le manque de croisement entre les sources d’information (voir T. Coquil qui résume l’évaluation qu’il a suivi, probablement à juste titre, à une série d’entretiens), l’absence d’analyse rigoureuse des impacts, et des conclusions et recommandations qui visiblement doivent toujours plus à l’expertise qu’au processus évaluatif.

    Bien sûr, il y a beaucoup de raisons à ça, ne serait-ce que les délais d’enfer qui sont imposés aux Inspections (3 mois pour faire l’évaluation sur un cas récent dont nous avons eu connaissance) et le manque de formation des Inspecteurs, mais de nouveau, pourquoi ne pas s’inspirer de ceux qui ont vécu tout cela ? Car oui, c’est très difficile de s’assurer que les évaluations menées vont être utiles, mais il y a des recettes (voir p.4).

    Il serait utile pour l’État central d’aller voir a minima ce que font depuis 20 ans l’État déconcentré et les agences de l’État (l’ADEME!); les collectivités ont également une expérience à partager qui manque visiblement dans les réflexions. Quant à la Commission européenne, on peut être d’accord ou pas avec ses évolutions récentes, mais force est de constater qu’elle accepte de revoir de fond en comble ses pratiques pour améliorer l’utilité et l’utilisation de ses évaluations.

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