Baromètre 2017 de la pratique évaluative en Île-de-France

La SFE a publié en mai 2018 son Baromètre de la pratique évaluative en région Ile-de-France. Les Baromètres de l’Evaluation régulièrement publiés par la SFE s’appuient sur l’Observatoire de l’Evaluation des politiques publiques de la SFE, outil de recensement des évaluations en France lancé en 2013.

Le Baromètre de la pratique évaluative en Île-de-France présente un tour d’horizon intéressant des commandes évaluatives, particulièrement du fait de la forte implantation de commanditaires d’envergure nationale dans la région Île-de-France. Les évaluations commandées dans cette région couvrent donc toute la palette des échelles en termes de territoires d’évaluation.

La demande d’évaluation en France est, de fait, fortement centralisée. On apprend dans ce baromètre que sur les 1929 références d’évaluation recensées par la SFE, 45% sont le fait de commanditaires implantés en Île-de-France, et que la commande émane principalement de l’Etat central (Ministères, Administrations centrales, MAP) avec pas moins de 425 références sur les 876 recensées.

La comparaison entre les différentes échelles en termes d’intensité de la demande d’évaluation est également instructive.

  • Une Région et des Départements de petite couronne très actifs : En nombre de références, la Région Île-de-France se classe 4ème parmi les grandes Régions commanditaires d’évaluation. Les Départements franciliens affichent une moyenne élevée d’évaluations commandées, ces commandes se concentrant essentiellement dans les Départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne).
  • Une faible commande des EPCI franciliennes peut-être révélatrice : A contrario, l’échelon intercommunal francilien semble peu évalué au sein de l’espace régional (5% des références) en comparaison avec les EPCI non franciliens (19% des références dans les autres espaces régionaux). Une des hypothèses avancées est celle d’une culture intercommunale moins affirmée en Île-de-France par rapport au reste du territoire national. Comme le note le rapport, il serait intéressant de voir, avec le temps, les incidences de la mise en place du Grand Paris sur le développement de la pratique évaluative au niveau de ces espaces intercommunaux, dans un contexte de modernisation de l’action publique territoriale.
  • Paris et Montreuil, deux communes très engagées dans l’évaluation : Avec 57 références, les communes franciliennes représentent 50% des travaux recensés au niveau des communes françaises. Et 41 des 57 références mentionnées sont le fait de seulement deux communes : Paris et Montreuil !

Sans grande surprise, les thématiques privilégiées aux différentes échelles territoriales correspondent pour la plupart aux domaines de compétences des échelles concernées.

Enfin, le territoire se distingue par une pratique évaluative qui est davantage internalisée qu’ailleurs : 36% des références franciliennes sont le fruit d’un travail mené en interne, ce qui est le cas de seulement 12% des références non franciliennes. Ce sont principalement les Départements et la Ville de Paris qui tirent ce chiffre vers le haut.

Pour aller plus loin

 

Le document publié sur le site de la SFE :

sfe_barometre_idf_2017

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