La SFE présente le baromètre de l’évaluation édition 2016

La société française de l’évaluation (SFE) a présenté le 16 novembre 2016 le deuxième baromètre de l’évaluation des politiques publiques. Ce baromètre présente une analyse des tendances et a été enrichi avec des analyses approfondies réalisées d’après un échantillon de 200 rapports.

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A partir de la meilleure base de rapports d’évaluation jamais constituée en France, les auteurs développent une analyse détaillée des pratiques et de leurs évolutions.

Le rapport livre dans un premier temps les principaux enseignements, dès le sommaire :

  • Près de 1800 évaluations depuis 2007 : une dynamique confirmée
  • Les commanditaires continuent de se diversifier
  • L’évaluation reste majoritairement réalisée en externe,
    mais l’internalisation continue sa progression
  • L’exercice d’évaluation est principalement réalisé
    au cours d’un programme ou du déroulement d’une politique

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Mais le lecteur averti poursuivra dans la partie des analyses approfondies, particulièrement riche en informations inédites. Voici quelques morceaux choisis et commentés très librement par la Vigie.

Le développement régulier de l’évaluation interne

Témoignage d’une intégration croissante de l’évaluation de la marche normale de l’action publique, l’évaluation interne se développe malgré les contraintes lourdes sur l’emploi dans les fonctions publiques. Elle permet aussi de renforcer la valeur ajoutée du recours aux spécialistes externes, mobilisés là où ils sont vraiment utiles.

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L’appréciation de l’efficacité reste l’attendu le plus fréquent

L’évaluation étant l’une des seules pratiques de l’action publique s’intéressant à l’effet produit par les politiques publiques auprès de ses publics, la notion d’efficacité est logiquement présente dans la grande majorité des travaux analysés, et de plus en plus au fil des ans.

Tous les autres critères sont moins fréquents, et en particulier les critères émergents de pérennité et d’utilité sociale peinent à émerger dans les rapports analysés.

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Malgré l’attention portée aux changements produits par les interventions publiques, le recours explicite à l’évaluation de l’impact (par attribution ou contribution) se fait de plus en plus rare ! Étonnant paradoxe, pouvant s’expliquer en bonne partie par la diversification des acteurs qui réalisent les évaluations, pour un type de méthode qui reste l’apanage de quelques acteurs particuliers (laboratoires de recherches, cabinets spécialisés…).2016-11-20-22_37_04-sfe_barometre_2016-pdf-adobe-acrobat-reader-dc

Le choix de la méthode déterminé par … le profil de l’évaluateur plus que par le sujet traité ?

Le schéma suivant illustre bien les clivages de pratiques de l’évaluation en France (qui a dit clivage de “chapelles” ?). Reste que dans l’ensemble, la mobilisation des approches quantitatives est très inférieure à ce que l’on observe ailleurs, en particulier aux Etats-Unis et au Canada, ce que Claire Tourmen appelle la “french touch” de l’évaluation.

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Merci aux auteurs bénévoles pour ce travail remarquable, et à l’année prochaine si vous souhaitez utiliser et faire connaître ses travaux, voire y contribuer.

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